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Épérires

Racines

Album photo

La libération, les familles, le café Balon, les carrières, l'école et les fêtes : plus de cent photos restaurées, avec les noms des visages.

Plus de cent photos du quartier, de la libération aux années 60. Elles viennent de deux sources : l'album publié en 2004 par Les éditions du Beau Canton de Gaume, et des tirages d'époque conservés dans le quartier. Toutes ont été redressées, nettoyées et restaurées avec soin.

L'album de 2004 et le livret de 2001

En 2004, Georges Bauduin a frappé à toutes les portes pour réunir les photos du quartier. L'album qui en est né se feuillette ici chapitre par chapitre, avec ses légendes d'origine.

Juché au sommet de la Belle-Vue, ce quartier, dont la face visible se montre à toute la vallée, s'étend au pied du château d'eau de Florenville. Quelques rues anciennes, quelques maisons récentes et surtout des habitants qui aiment faire la fête, celle des Épérires. […] Voici l'album d'un quartier en fête. Un quartier du Beau Canton. Un lieu comme il en existe des centaines. Et pourtant unique.

Introduction de l'album de 2004.

Libération et après-guerre · La guerre

À la sortie de la seconde guerre mondiale, les Épérires sont en fête. Le quartier met à l'honneur les alliés qui ont conduit à la libération. Des jeunes…
À la sortie de la seconde guerre mondiale, les Épérires sont en fête. Le quartier met à l'honneur les alliés qui ont conduit à la libération. Des jeunes femmes sont habillées aux couleurs d'un des pays de l'alliance. De gauche à droite : Andrée Dethise, Maria Stévenin, Jeanine Blaise, Josette Rausch, Yvette Spirlet, Hélène Jacques et Jeanne Prignon.
La fête de la libération encore : un arc de triomphe. Érigé dans la rue principale, il repose sur une armature de bois et est orné de sapins. Les jeunes…
La fête de la libération encore : un arc de triomphe. Érigé dans la rue principale, il repose sur une armature de bois et est orné de sapins. Les jeunes filles costumées, symbole des pays alliés, posent dans l'édifice. En dessous, Edgard Vercheval, le constructeur du monument provisoire, et Marie Van Bever. Un autre arc est posé à l'entrée des Épérires, à la hauteur du château.
Lucien Minguet, Jean Jean (Jean Demesmaeker) et Jean Hamers descendent la rue principale. La photo montre l'état délabré des façades. Le quartier est…
Lucien Minguet, Jean Jean (Jean Demesmaeker) et Jean Hamers descendent la rue principale. La photo montre l'état délabré des façades. Le quartier est ouvrier. Il n'a pas eu immédiatement les moyens de remédier aux séquelles de la seconde guerre mondiale.
Le jour de la libération de Florenville. L'anecdote raconte que, la nuit précédente, les Allemands dynamitent la rue de France au niveau de la rue du…
Le jour de la libération de Florenville. L'anecdote raconte que, la nuit précédente, les Allemands dynamitent la rue de France au niveau de la rue du Chênelet. L'explosion forme un important fossé qui empêche la circulation des véhicules vers le centre du village. Les Américains ont vite trouvé la solution : ils passent par les champs voisins. Et c'est un motard allemand qui s'est accidentellement engouffré dans le trou.

Les vues · Rue des Épérires

La photo date des années quarante. La route, encore empierrée, est entretenue par les services communaux. Jeanine Blaise marche au milieu de la rue…
La photo date des années quarante. La route, encore empierrée, est entretenue par les services communaux. Jeanine Blaise marche au milieu de la rue principale. C'est là qu'habite Jean Hamers, exploitant forestier. Les troncs qu'il débarde sont stockés devant sa porte.
Le centre de la rue principale attire décidément les photographes. Et les modèles. C'est à qui sera le plus original sur la photo. Ici, Albert Detaille, qui…
Le centre de la rue principale attire décidément les photographes. Et les modèles. C'est à qui sera le plus original sur la photo. Ici, Albert Detaille, qui n'est pas des Épérires mais de Lacuisine, emprunte un vélo d'enfant pour dévaler la pente. Des tas de pierres de recouvrement encombrent son parcours. Derrière lui, des enfants. À gauche, Raoul Schmit. À droite, Guy Jacquemin et Jean Demesmaeker. Ce dernier, Jean Jean, est originaire de Bruxelles. Eva Jacob et son époux Jean Hamers, l'exploitant forestier, accueilleront l'enfant des villes venu se ravigoter à la campagne.
Cet enfant n'est pas une fille. Il est courant, à l'époque, pour un garçon de porter les cheveux longs. Michel Minguet pose près de chez Hamers. La maison…
Cet enfant n'est pas une fille. Il est courant, à l'époque, pour un garçon de porter les cheveux longs. Michel Minguet pose près de chez Hamers. La maison est, comme à l'habitude, flanquée d'un amas de bois et de sa remorque de transport.

Les vues · Rue Belle-Vue et rue Nicolaï

Belle vue sur la rue Belle-Vue. Voici une autre dimension du quartier : l'activité agricole. À gauche d'Andrée Varnier, de Jean-Luc Lambeaux et de Fernande…
Belle vue sur la rue Belle-Vue. Voici une autre dimension du quartier : l'activité agricole. À gauche d'Andrée Varnier, de Jean-Luc Lambeaux et de Fernande Varnier, charrette et réservoir à purin. Paul Minet, dont on aperçoit la maison à droite, est un des cultivateurs des Épérires.
Acrobaties à vélo. On est en 40-45, rue Nicolaï. Fernand Bauduin est pimpant : chemise blanche, cravate, habits du dimanche. Cette élégance des jours fériés…
Acrobaties à vélo. On est en 40-45, rue Nicolaï. Fernand Bauduin est pimpant : chemise blanche, cravate, habits du dimanche. Cette élégance des jours fériés est d'ailleurs souvent prétexte à prendre une petite photo.
Depuis la rue Nicolaï, on aperçoit l'église et les bâtiments communaux de Florenville. L'école communale des garçons (à côté de la mairie) est encore…
Depuis la rue Nicolaï, on aperçoit l'église et les bâtiments communaux de Florenville. L'école communale des garçons (à côté de la mairie) est encore visible. Les jardins du quartier étalent leurs vergers.

Les vues · Le château des Épérires et la Chamaillotte

Les familles Semaire, Bernique et Gérard prêtes pour le cliché souvenir à l'occasion d'un mariage devant le château des Épérires. On dit de cet immeuble…
Les familles Semaire, Bernique et Gérard prêtes pour le cliché souvenir à l'occasion d'un mariage devant le château des Épérires. On dit de cet immeuble qu'il aurait été construit par un bourgeois aisé originaire de Paris.
Marie et Alice Malhage sont photographiées à la Chamaillotte. Les bâtiments communaux apparaissent en arrière-plan. Quant à l'église de Florenville, elle…
Marie et Alice Malhage sont photographiées à la Chamaillotte. Les bâtiments communaux apparaissent en arrière-plan. Quant à l'église de Florenville, elle n'a plus de clocher.

Les amis

Image typique de la bande de copains du quartier. Willy Gérard est assis. Le trio du centre est fait d'André Schmit, de Georges et de Guy Bauduin. C'est…
Image typique de la bande de copains du quartier. Willy Gérard est assis. Le trio du centre est fait d'André Schmit, de Georges et de Guy Bauduin. C'est d'ailleurs devant la maison des Bauduin, au milieu de la rue des Épérires, que la photo a été prise.
Suzanne Beck, Marguerite et Madeleine Watelet, Jean Demesmaeker sont sagement rangés par ordre de taille, devant la maison de Jean Hamers. Élément «…
Suzanne Beck, Marguerite et Madeleine Watelet, Jean Demesmaeker sont sagement rangés par ordre de taille, devant la maison de Jean Hamers. Élément « perturbateur », Georges Bauduin s'est glissé dans le « tuyau humain ». Un dimanche ou un jour de fête expliquerait les rubans, soquettes blanches, costumes, cravates…
Jour de fête à la mode des années trente. Fernand Bouillon, Joseph Michotte et Armand Gosse, bouteille à la main, casquette à la tête.
Jour de fête à la mode des années trente. Fernand Bouillon, Joseph Michotte et Armand Gosse, bouteille à la main, casquette à la tête.
« Choute » (écoute !), voilà Marie Chouti. C'est une figure pour le quartier. Elle a l'ouïe capricieuse mais le cœur généreux. Chaque jour, elle donne un…
« Choute » (écoute !), voilà Marie Chouti. C'est une figure pour le quartier. Elle a l'ouïe capricieuse mais le cœur généreux. Chaque jour, elle donne un sucre au cheval de Paul Minet, quand Paul et son cheval passent devant chez elle. Le cheval y prend goût. À chacun de ses passages, il s'arrête net devant la fenêtre de Marie.

Les familles

La cuisine en famille. Jules Blaise et Georges Varnier debout derrière Marie Blaise, Joseph Malhage, Fernand Bauduin et Fernande Varnier. En plus du…
La cuisine en famille. Jules Blaise et Georges Varnier debout derrière Marie Blaise, Joseph Malhage, Fernand Bauduin et Fernande Varnier. En plus du rassemblement familial, la photo donne à voir une cuisine typique de l'époque. Soupières, casseroles, marmites sont méticuleusement rangées sur des étagères ou alignées au mur. Des portraits du Roi Albert et de la Reine Élisabeth décorent la tapisserie champêtre. Ambiance des années trente, en somme.
Jean et Jeanne Poncin : deux cousins aux prénoms jumeaux. La moto appartient à Fernand Bauduin. Les cousins endimanchés posent dans la rue principale devant…
Jean et Jeanne Poncin : deux cousins aux prénoms jumeaux. La moto appartient à Fernand Bauduin. Les cousins endimanchés posent dans la rue principale devant un espace aujourd'hui bâti.
Changez ! Élise Giltaire, épouse de Joseph Minguet, avec Denis Féron. Victoire Jacob, épouse de Denis Féron, est au bras de Joseph Minguet. Les amis se sont…
Changez ! Élise Giltaire, épouse de Joseph Minguet, avec Denis Féron. Victoire Jacob, épouse de Denis Féron, est au bras de Joseph Minguet. Les amis se sont réunis et mélangés pour fêter l'anniversaire de mariage de l'un des deux couples. La « Ruelle », petite voie qui joint la rue des Épérires à la rue Nicolaï, sert de cadre.
Jean-Baptiste Rausch bat du tambour-casserole. L'instrument est artisanal. Un torchon fixe une louche autour des genoux de Jean-Baptiste. Elle lui sert à…
Jean-Baptiste Rausch bat du tambour-casserole. L'instrument est artisanal. Un torchon fixe une louche autour des genoux de Jean-Baptiste. Elle lui sert à frapper le couvercle pour rythmer le « Berlinguinon ». Cette chanson traditionnelle est entonnée ici à l'occasion de l'anniversaire de ses 50 ans de mariage.
La famille Rausch s'est réunie au grand complet pour les 50 ans de mariage de Jean-Baptiste et Lisa. Parents et enfants sont présents devant la maison…
La famille Rausch s'est réunie au grand complet pour les 50 ans de mariage de Jean-Baptiste et Lisa. Parents et enfants sont présents devant la maison familiale, rue Nicolaï. De l'endroit, on surplombe tout Florenville.
La famille Semaire est réunie pour le mariage du fils, Louis. Pose solennelle, habits de cérémonie.
La famille Semaire est réunie pour le mariage du fils, Louis. Pose solennelle, habits de cérémonie.
La famille Mandois devant la petite exploitation agricole du patriarche. La fermette n'est pas isolée, au cœur de la rue Belle-Vue. L'histoire raconte que…
La famille Mandois devant la petite exploitation agricole du patriarche. La fermette n'est pas isolée, au cœur de la rue Belle-Vue. L'histoire raconte que ce fameux « père Mandois » voulait être enterré dans l'un de ses champs. Son vœu a été exaucé. À sa mort, son corps a été déposé dans une pâture, route de Carignan. La dépouille a, de nos jours, été retirée de l'endroit.
L'autocar régional parcourt le grand Florenville. Il appartient à la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux (SNCV). Société qui gère aussi,…
L'autocar régional parcourt le grand Florenville. Il appartient à la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux (SNCV). Société qui gère aussi, jusqu'après-guerre, l'autorail (le tram). José Romain, qui pose devant le bus, en est le conducteur attitré. Ce n'est pas vraiment un hasard. Son père, Maurice Romain, sera chef d'atelier à la SNCV de Florenville durant de nombreuses années. Il y encadrera une équipe de quelque quarante ouvriers chargés de l'entretien et de la réparation des wagons, locomotives et autorails.
Debout, Jules Poncelet, Andrée Varnier, Marcel Poncelet, derrière lui Fernand Malhage, Odette Malhage et Simone Blaise précèdent André Poncelet. Ce dernier…
Debout, Jules Poncelet, Andrée Varnier, Marcel Poncelet, derrière lui Fernand Malhage, Odette Malhage et Simone Blaise précèdent André Poncelet. Ce dernier a été résistant durant la seconde guerre mondiale. Arrêté par les Allemands, il sera exécuté au Banel, comme quelques-uns de ses compagnons dont Fernand Blaise, habitant des Épérires. Accroupis, on retrouve Lucienne Varnier, Élise Poncelet, Renée et Madeleine Malhage.

La maison Balon

Le café Balon est le lieu de rassemblement des Épérires. Amis, familles, voisins s'y réunissent autour d'un verre, d'une partie de cartes, de…
Le café Balon est le lieu de rassemblement des Épérires. Amis, familles, voisins s'y réunissent autour d'un verre, d'une partie de cartes, de l'accordéoniste (4 ou 5 fois par an). Ici, Flore Chenot, Auguste Watelet et Fernande Varnier se sont rassemblés à côté de l'enseigne « Vandenheuvel ». Ce dernier est le brasseur au goût de l'époque.
Rassemblement plus large, les hommes du quartier. La mode d'avant-guerre est évidente : bérets, casquettes, bretelles, vestons… Ils ont fière allure. Un…
Rassemblement plus large, les hommes du quartier. La mode d'avant-guerre est évidente : bérets, casquettes, bretelles, vestons… Ils ont fière allure. Un autre dimanche ou une nouvelle fête familiale qui se termine au café Balon. Juste pour s'amuser encore un peu…
Devant la porte, à droite, Numa Balon et, à gauche, sa cousine. Numa est la fille du propriétaire. Le café cessera son activité en 1938 pour devenir…
Devant la porte, à droite, Numa Balon et, à gauche, sa cousine. Numa est la fille du propriétaire. Le café cessera son activité en 1938 pour devenir l'épicerie du quartier. L'activité marchande s'interrompt à son tour durant la guerre 40-45 sur ordre des Allemands. Après-guerre, le bâtiment deviendra une « maison de culture » que Numa et son époux, André, exploiteront jusque dans les années 80. Depuis, Numa n'a jamais quitté sa maison.
Autre photo de Numa Balon, autre ambiance. On se situe à l'arrière de l'ancien café Balon qui, entre-temps, est devenu une « maison de culture » (petite…
Autre photo de Numa Balon, autre ambiance. On se situe à l'arrière de l'ancien café Balon qui, entre-temps, est devenu une « maison de culture » (petite exploitation agricole). Citerne à purin et fumier sont laissés dans la rue. Numa entoure ici une petite Parisienne qu'elle a accueillie durant son séjour en Gaume.
L'atmosphère rurale du foyer Balon encore. De gauche à droite, Numa Balon et Esther Libon, sa mère, Monique Vincent, Esther Balon sont debout. Claude…
L'atmosphère rurale du foyer Balon encore. De gauche à droite, Numa Balon et Esther Libon, sa mère, Monique Vincent, Esther Balon sont debout. Claude Didier, le neveu de Numa, et une amie sont accroupis. Regroupement familial juste pour le souvenir…

Les activités · La détente

Après le travail à l'usine, ou durant le week-end, une des principales distractions est la pêche. On s'y consacre tôt le matin ou tard le soir. L'amateur du…
Après le travail à l'usine, ou durant le week-end, une des principales distractions est la pêche. On s'y consacre tôt le matin ou tard le soir. L'amateur du genre emprunte la Chamaillotte pour rejoindre, plus bas, les abords de la Semois. Fernand Bauduin et Paul Lambeaux sont beaux-frères. Mais amis surtout. Il n'y a qu'à remarquer leur complicité…
Le dimanche est jour de repos pour les ouvriers, comme pour tout le monde. C'est aussi jour de balade. Il est habituel pour les habitants des Épérires…
Le dimanche est jour de repos pour les ouvriers, comme pour tout le monde. C'est aussi jour de balade. Il est habituel pour les habitants des Épérires d'emprunter les sentiers de Chameleux et de Williers le dimanche. Démonstration avec Léa Bauduin, un ami, Victor Van Bever, Fernande Varnier, Fernand Bauduin, Joseph Lambeaux, Guy et Georges Bauduin.
En hiver, on transforme les pentes du quartier en glissoires géantes. Pour en profiter, on improvise des traîneaux au moyen d'échelles. Ou alors, on…
En hiver, on transforme les pentes du quartier en glissoires géantes. Pour en profiter, on improvise des traîneaux au moyen d'échelles. Ou alors, on assemble plusieurs traîneaux pour obtenir ce qu'on appelle « une vérule ». Jules Gosse et Michel Minguet glissent ici sur la rue principale des Épérires. Un autre lieu prisé est la Grande Chevée, actuelle rue de la Fontaine.
Jeanne Poncin, à l'imposant chapeau noir, derrière la maison des Bauduin. L'habitation dispose, comme la plupart des foyers, d'un verger. Une partie reçoit…
Jeanne Poncin, à l'imposant chapeau noir, derrière la maison des Bauduin. L'habitation dispose, comme la plupart des foyers, d'un verger. Une partie reçoit les déchets ménagers. Ils sont ensuite récupérés pour servir d'engrais naturel.

Les activités · Les « professionnels » et les commerces

« Avis à la population », voici une célébrité locale : l'appariteur public. Joseph Gosse traverse souvent les rues de Florenville pour délivrer les avis…
« Avis à la population », voici une célébrité locale : l'appariteur public. Joseph Gosse traverse souvent les rues de Florenville pour délivrer les avis communaux. Ses interventions résonnent au rythme de son tambour. Un jour, la guerre éclate. Joseph est chargé d'annoncer aux jeunes l'obligation de rejoindre les rangs de l'armée. Il avertira, quelques heures plus tard, les Florenvillois de quitter la localité. On se trouve sur la ligne Maginot. L'endroit est stratégique et donc, dangereux. Le cœur lourd, Joseph regagne les Épérires.
Denis Féron revient de promenade une cuche (un bâton) sur le vélo. L'allure décontractée, il a provisoirement quitté son austère costume. Denis est bedeau à…
Denis Féron revient de promenade une cuche (un bâton) sur le vélo. L'allure décontractée, il a provisoirement quitté son austère costume. Denis est bedeau à l'église de Florenville. Il veille à ce que chacun suive respectueusement l'office. Pour ce faire, une petite remontrance et voilà les distraits rendus attentifs.
Marie Minguet, Georgette Varnier, Léa Rausch, Lucienne Varnier et Mimi Maury forment une rangée complice devant la voiture d'un particulier « aisé ». C'est…
Marie Minguet, Georgette Varnier, Léa Rausch, Lucienne Varnier et Mimi Maury forment une rangée complice devant la voiture d'un particulier « aisé ». C'est sans doute l'un des clients de l'Hôtel Jacoby où travaillent les demoiselles. Des habitantes des Épérires sont parfois engagées à l'extérieur du quartier. Fabrique de jouets Davio, hôtels les occupent quand elles ne sont pas prises par les nombreux travaux ménagers.
Michel et Francis Minguet, Monique, Michel et Jean-François Van Bever sont assis devant la vitrine de Marie Van Bever. Marie tient une épicerie. Elle est en…
Michel et Francis Minguet, Monique, Michel et Jean-François Van Bever sont assis devant la vitrine de Marie Van Bever. Marie tient une épicerie. Elle est en train de la rénover. C'est d'ailleurs à cette occasion qu'elle a réuni les enfants.

Les activités · Le bois

Autre activité fréquente aux Épérires : l'exploitation forestière. Raymond Malhage et Georges Penoit sont ouvriers à la scierie qui jouxte la douane de…
Autre activité fréquente aux Épérires : l'exploitation forestière. Raymond Malhage et Georges Penoit sont ouvriers à la scierie qui jouxte la douane de Florenville. Coupe, débardage, transport font partie de leurs attributions. Ici, on aperçoit l'un de leurs ouvrages : un charroi rempli de troncs énormes et prêts à être véhiculés.
Lucien Blaise (dit Loulou), Armand Gosse, Gaston Malhage avec son fils sur les genoux, Henri Blaise et Raymond Malhage en enfilade sur un énorme tronc.…
Lucien Blaise (dit Loulou), Armand Gosse, Gaston Malhage avec son fils sur les genoux, Henri Blaise et Raymond Malhage en enfilade sur un énorme tronc. L'arbre a été abattu par ces hommes qui sont ouvriers pour un négociant en bois.
Nicolas Blaise, Albert Michotte et Edgard Vercheval procèdent au sciage du bois, à la mode ancienne. Edgard Vercheval, charpentier de métier, en est…
Nicolas Blaise, Albert Michotte et Edgard Vercheval procèdent au sciage du bois, à la mode ancienne. Edgard Vercheval, charpentier de métier, en est d'ailleurs devenu spécialiste. Après ses heures de travail, il passe chez les habitants pour scier les cordes de bois allouées par affouage communal. Il dispose, à cet effet, d'une machine particulière. L'engin est pourvu de perches qui sont accrochées aux câbles de distribution électrique.
Le bois toujours mais à une époque plus actuelle. Il y a peu encore, Marcel Wathelet, qui habitait fin de la rue principale, coupait du petit bois devant sa…
Le bois toujours mais à une époque plus actuelle. Il y a peu encore, Marcel Wathelet, qui habitait fin de la rue principale, coupait du petit bois devant sa porte. Mais pas seulement pour lui. Il dépannait aussi tout le quartier. La sapinière et le chantier qui l'entourent ont aujourd'hui disparu.

Les activités · Les champs

Les travaux des champs sont rudes : fenaisons, ballots, pré-fané, transport. Tout est réalisé manuellement. Mais c'est aussi l'occasion de partager un…
Les travaux des champs sont rudes : fenaisons, ballots, pré-fané, transport. Tout est réalisé manuellement. Mais c'est aussi l'occasion de partager un moment ensemble. Casse-croûte aux champs pour les ouvriers agricoles. André Philippart, Jean-Claude Didier et Auguste Balon font partie des nombreux habitants du quartier qui vont aux champs.
Un cheval est, avant-guerre et même après, un animal utile aux ouvriers. Il peut aider aussi bien aux champs, pour labourer ou transporter, qu'aux bois,…
Un cheval est, avant-guerre et même après, un animal utile aux ouvriers. Il peut aider aussi bien aux champs, pour labourer ou transporter, qu'aux bois, pour le débardage. Et puis c'est original d'être photographié avec un cheval. Fernand Bouillon et André Philippart l'ont bien compris.
Le cheval en question est convoité. C'est au tour d'Yvonne Bouillon et de Marie-Louise Philippart, parentes des deux précédents, de poser avec lui.
Le cheval en question est convoité. C'est au tour d'Yvonne Bouillon et de Marie-Louise Philippart, parentes des deux précédents, de poser avec lui.

Les activités · Les carrières et autres métiers

Vue sur la carrière Malhage, située, à l'époque, aux abords de l'actuel emplacement de la sapinière, en face du home La Concille. Vue sur une activité…
Vue sur la carrière Malhage, située, à l'époque, aux abords de l'actuel emplacement de la sapinière, en face du home La Concille. Vue sur une activité importante pour les Épérires (et pour la région florenvilloise). La photo a été prise durant les dernières années d'exploitation. Le travail y était toutefois sporadique, contrairement à l'importante activité des carrières de Fontenoille. Ces dernières employaient aussi des habitants du quartier. On voit ici la creusée en profondeur du terrain. La qualité minérale varie selon les niveaux de bancs de pierres.
Et voilà l'une des importantes carrières de Fontenoille. Les ouvriers présents sont majoritairement des habitants du quartier des Épérires.
Et voilà l'une des importantes carrières de Fontenoille. Les ouvriers présents sont majoritairement des habitants du quartier des Épérires.
Au début des années 20, il a fallu creuser, piocher, assembler manuellement le parcours de l'autorail. La locomotive à vapeur aide néanmoins pour le…
Au début des années 20, il a fallu creuser, piocher, assembler manuellement le parcours de l'autorail. La locomotive à vapeur aide néanmoins pour le transport des matériaux. Le tram pourra ainsi, quelques années plus tard, desservir Florenville jusque Sainte-Cécile, en passant notamment par l'actuel chemin de la Concille. Sur le parcours de la Concille, une plate-forme tournante permet à l'autorail de faire demi-tour.
Georges Vigneron et une amie posent à côté d'un camion équipé au gazogène. Le principe est simple. Un foyer au bois, surmonté d'une réserve d'eau, le tout…
Georges Vigneron et une amie posent à côté d'un camion équipé au gazogène. Le principe est simple. Un foyer au bois, surmonté d'une réserve d'eau, le tout installé dans un réservoir, permet de produire de la vapeur. Le camion roule donc grâce à un moteur à vapeur. La photo date de la période 40-45. Après-guerre, l'engin sera doté d'un moteur à essence.
Eugène Hanzen et Henriette Michotte tiennent une pension. Eugène véhicule lui-même ses clients. Ensuite, il décidera de devenir taxi.
Eugène Hanzen et Henriette Michotte tiennent une pension. Eugène véhicule lui-même ses clients. Ensuite, il décidera de devenir taxi.

Livret 2001 · Les photos du livret de Marie Fizaine

Fernand Bauduin, père de Georges, en couverture du livret de 2001.
Fernand Bauduin, père de Georges, en couverture du livret de 2001.
Le café Balon.
Le café Balon.
Flore Chenot (épouse Jacob), Auguste Wathelet et Fernande Varnier (épouse de F. Bauduin).
Flore Chenot (épouse Jacob), Auguste Wathelet et Fernande Varnier (épouse de F. Bauduin).
Michel Rausch et son accordéon.
Michel Rausch et son accordéon.
La cavalière : Yvonne Bouillon ; à ses côtés, Marie-Louise Philippart.
La cavalière : Yvonne Bouillon ; à ses côtés, Marie-Louise Philippart.
Mme Nevraumont, dite « La Marie Chouti ».
Mme Nevraumont, dite « La Marie Chouti ».
La réouverture de l'épicerie « Van Beve » après-guerre : premier étalage.
La réouverture de l'épicerie « Van Beve » après-guerre : premier étalage.

Les archives des habitants

Des tirages sortis des boîtes à chaussures, parfois annotés à la main au dos ou sous la photo. Nous avons repris ces annotations telles quelles. Quand un nom manque, c'est qu'on ne le connaît pas encore.

Le quartier et ses rues

Ambiance joyeuse sur la rue des Épérires (annotation d'origine).
Ambiance joyeuse sur la rue des Épérires (annotation d'origine).
Rue Belle-Vue. De gauche à droite : Andrée Varnier et Fernande Varnier.
Rue Belle-Vue. De gauche à droite : Andrée Varnier et Fernande Varnier.
Les dames du quartier alignées au milieu de la rue, un jour de fête.
Les dames du quartier alignées au milieu de la rue, un jour de fête.
Vue sur l'église de Florenville, avec l'autocar vicinal au premier plan.
Vue sur l'église de Florenville, avec l'autocar vicinal au premier plan.
Le troupeau croise l'autocar vicinal à l'entrée du village.
Le troupeau croise l'autocar vicinal à l'entrée du village.
Marcel Watelet devant son tas de bois.
Marcel Watelet devant son tas de bois.

Familles et portraits

Jules Blaise.
Jules Blaise.
Nicolas Blaise et Marie Malhage.
Nicolas Blaise et Marie Malhage.
De gauche à droite. Les hommes : Roger Blaise, Edgard Vercheval et une personne non identifiée. Les dames : Léa Blaise, Marie-Louise Blaise, Denise Blaise et
De gauche à droite. Les hommes : Roger Blaise, Edgard Vercheval et une personne non identifiée. Les dames : Léa Blaise, Marie-Louise Blaise, Denise Blaise et Madeleine Gosse.
De gauche à droite : Léa Blaise, Marie-Louise Blaise et Mathilde Blaise.
De gauche à droite : Léa Blaise, Marie-Louise Blaise et Mathilde Blaise.
Jeanne et Maria Stévenin.
Jeanne et Maria Stévenin.
De gauche à droite : Pol Schmit, Raymond Minguet et Lucien Rausch.
De gauche à droite : Pol Schmit, Raymond Minguet et Lucien Rausch.
Louis (famille Pochet).
Louis (famille Pochet).
Le papa et les quatre sœurs Pochet (Marie-Louise, Solange, Georgine et Jeanine, d'après une feuille de prénoms retrouvée avec la photo).
Le papa et les quatre sœurs Pochet (Marie-Louise, Solange, Georgine et Jeanine, d'après une feuille de prénoms retrouvée avec la photo).
Familles Englebert, Stévenin et Blaise.
Familles Englebert, Stévenin et Blaise.
Joseph Malhage, Lucie Poncin, Gaston Malhage et une personne inconnue, dans la neige.
Joseph Malhage, Lucie Poncin, Gaston Malhage et une personne inconnue, dans la neige.
Les enfants et leurs bicyclettes.
Les enfants et leurs bicyclettes.
Enfants du quartier. Prénoms notés : Édouard, Francine, Charlotte Jacob, Andrée et René.
Enfants du quartier. Prénoms notés : Édouard, Francine, Charlotte Jacob, Andrée et René.
Réunion d'amis devant une fenêtre à volets.
Réunion d'amis devant une fenêtre à volets.
Même endroit, autre pose : tout le monde se serre sur le seuil.
Même endroit, autre pose : tout le monde se serre sur le seuil.
Et une dernière pour la route.
Et une dernière pour la route.
Groupe d'enfants et de mamans dans la cour.
Groupe d'enfants et de mamans dans la cour.

L'école

Photo de classe avec ses 54 élèves nommés, dont Marie Fizaine (n° 37), l'autrice du livre de 2001.
Photo de classe avec ses 54 élèves nommés, dont Marie Fizaine (n° 37), l'autrice du livre de 2001.
Les 54 noms
  1. Simone Burton
  2. Marguerite Burton
  3. Victorine Collet
  4. Irène Dasnois
  5. Denise Hustin
  6. Nelly Noizet
  7. Jeanine Didier
  8. Thérèse Roussel
  9. Thérèse Bernique
  10. Maggy Nicolas
  11. Paulette Jacob
  12. Lucie Louppe
  13. Paulette Gosse
  14. Hélène Jacques
  15. Marie-Louise Guiot
  16. Raymond Hubert
  17. Léon Aubert
  18. Antoine Bertrand
  19. Roger Romain
  20. Philippe Henriquet
  21. Georges Noël
  22. Germain Stévenin
  23. Pierre Stévenin
  24. Henri Blaise
  25. Henri Snock
  26. Pierre Defays
  27. Amour Aubert
  28. Denise Bodlet
  29. Raymond Malhage
  30. René Henriquet
  31. José Joannes
  32. Yvette Giltaire
  33. Thérèse Giltaire
  34. Lucette Bertrand
  35. José Romain
  36. Josette Rausch
  37. Marie Fizaine
  38. Nelly Krack
  39. Yvonne Tréfois
  40. Charles Marron
  41. Dany Roulant
  42. René Goffinet
  43. Jean Bertrand
  44. Martial Van Hoey
  45. Albert Noizet
  46. Jeanne Henriquet
  47. Gilberte Roulant
  48. Geneviève Remy
  49. José Giltaire
  50. Louis Nicolas
  51. Ginette Gérard
  52. Simone Romain
  53. Germain Rollin
  54. Guy Wittamer
Photo de classe des filles.
Photo de classe des filles.
En classe, derrière les pupitres.
En classe, derrière les pupitres.
Groupe de garçons et leurs maîtres.
Groupe de garçons et leurs maîtres.
Les garçons sous le porche.
Les garçons sous le porche.
Enfants sur les marches, devant les volets.
Enfants sur les marches, devant les volets.
Glissades dans la neige. De gauche à droite : Gaby Oger, Jules Bernique, Michel Jacob, André Lambert, René Dethise, José Romain et Léon Poncelet.
Glissades dans la neige. De gauche à droite : Gaby Oger, Jules Bernique, Michel Jacob, André Lambert, René Dethise, José Romain et Léon Poncelet.

Fêtes, fanfares et cérémonies

Enfants costumés et soldats sous un arc de verdure, sans doute à la libération.
Enfants costumés et soldats sous un arc de verdure, sans doute à la libération.
15 septembre 1950, la pose du coq sur la nouvelle église. Identifiés : 1 Marcel Gérard, 5 Joseph Spirlet, 8 Émile Delhaye, 10 Albert Gérard « Pichon », 13 Lo
15 septembre 1950, la pose du coq sur la nouvelle église. Identifiés : 1 Marcel Gérard, 5 Joseph Spirlet, 8 Émile Delhaye, 10 Albert Gérard « Pichon », 13 Louis Goffinet, 14 Edmond Siméon « Caba ».
Cortège derrière la bannière.
Cortège derrière la bannière.
La fanfare prend la pose.
La fanfare prend la pose.
Les musiciens au grand complet.
Les musiciens au grand complet.
Les hommes sur la place, devant le Cercle.
Les hommes sur la place, devant le Cercle.
Cérémonie avec drapeau et bouquets. Parmi les personnes citées au dos : Georges Blaise, Fernand Bouillon, Michel Noël, Arlette Michotte.
Cérémonie avec drapeau et bouquets. Parmi les personnes citées au dos : Georges Blaise, Fernand Bouillon, Michel Noël, Arlette Michotte.
Les communiantes.
Les communiantes.
Saint Nicolas en personne, entouré des enfants et des notables.
Saint Nicolas en personne, entouré des enfants et des notables.
Grand banquet sous les guirlandes.
Grand banquet sous les guirlandes.
Grande réunion devant la salle.
Grande réunion devant la salle.
Une autre réunion au grand complet.
Une autre réunion au grand complet.
Le football, avec supporters, ballon et chapeaux de circonstance.
Le football, avec supporters, ballon et chapeaux de circonstance.

Le travail

Eudore Malhage à la carrière des Épérires.
Eudore Malhage à la carrière des Épérires.
Les carriers. Noms notés : Jean Schmit, Léandre Dupont, Nestor Spirlet, François Gérard, Ernest et Albert.
Les carriers. Noms notés : Jean Schmit, Léandre Dupont, Nestor Spirlet, François Gérard, Ernest et Albert.
Retour de travaux des champs. Le personnage : Camille Bovir (père de Henri).
Retour de travaux des champs. Le personnage : Camille Bovir (père de Henri).
« Florenville, les plus jolies laveuses », carte postale Nels. Autour des brouettes fabriquées par Jean-François Stévenin, les lavandières du village.
« Florenville, les plus jolies laveuses », carte postale Nels. Autour des brouettes fabriquées par Jean-François Stévenin, les lavandières du village.

Vous reconnaissez quelqu'un ?

Un grand-parent, une voisine, une date, un endroit ? Chaque détail compte. Envoyez-nous le nom de la photo et ce que vous savez : nous complétons les légendes, et le quartier retrouve un peu plus de sa mémoire.

Vous avez vous-même des photos ou des documents ? Nous les numérisons avec soin et vous rendons tout.

Je reconnais quelqu'un