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Épérires

Racines

Chansons, comptines et jeux

Harnicoté vole, vole… Les airs qu'on chantait dans la cour de récré, à la Revue de 1940 et autour du cercle de la quinette.

Des comptines de cour de récré, des rondes, un chant d'école des années trente et les chansons de la Revue de 1940. À chanter à voix haute, de préférence avec une louche et un couvercle.

Rondes et comptines

Rognons, rognons la queue du cochon.
Pour un, pour deux, pour trois, pour quatre,
Pour cinq, pour six, pour sept, pour huit, pour neuf, bœuf.
Cache ton poing derrière ton dos.

In ne pine à gom chis trom pine gom
Riquiqui, qualifie partout.
In ne pine à gom où restez-vous ?
Je reste à la rue des quatre chicons.
Ma maison est en carton
Les escaliers sont en papier
Le numéro est effacé, dites-le.

Un deux trois quatre flatte
Caroline m'a voulu battre
Je l'ai voulu battre aussi.
Caroline s'enfuit
Sur la route de Paris
Chez la mère Moreau
Rue des quatre poireaux
Numéro zéro.

Harnicoté vole, vole
La Marie est à l'école.
Elle a dit si tu n'volome
Qu'elle te coupero les quatre pattes
Et les deux ailes.

Harnicoté : hanneton.

Racusette des quatre passettes
Pour un sou on en a sept.

Racusette : celle qui accuse, qui rapporte. Parfois aussi « menteresse » : menteuse.

Passe, passe, passe, repasse,
la dernière y restera.
Non, non, non, laissez passer
les petits de la Belgique.
Non, non, non, laissez passer.
Ils ont bien du mal assez.

Bonjour, bonjour madame InorE
N'avez-vous pas une fille en orE
En or, en or ou en argent ?
Ni pour cent francs ni pour cent mille
ni roi, ni prince n'aura ma fille.
Qu'avez-vous donc à me donner ?
Une vieille savate, c'est bien assez.
Oh mon Dieu, que faut-il faire pour avoir une si belle fille ?
On devrait se retourner en disant la vérité.
Choisissez celle que vous voulez.
Avec celle-ci, j'en ai assez…

Jeux de corde, doublette

À la petite boutique, on vend du calibaba
Et de la saucisse et du chocolat.
C'est la première fois…

Le palais royal est un beau quartier,
Toutes les jeunes filles sont à marier.
Mademoiselle (…) est la fiancée
De monsieur (…) qui veut l'épouser.
Est-ce bien la vérité ?
Oui, non, oui, non…

Marie Duparque, Georgette, Nelly et Flore Krack.
Marie Duparque, Georgette, Nelly et Flore Krack.Livret 2001

Mon village

Connaissez-vous mon village
Avec ses beaux paysages
On y vit toujours content
Sur la riante colline,
Son fier clocher le domine
Vénéré des habitants ?

On y cultive la terre.
L'industrie ne s'y trouve guère.
On y voit prés et forêts.
Et pour que l'on s'y retrouve
Je vous dirai qu'il se trouve
Dans le beau pays gaumais

Il reste gai mon village.
Que depuis mon plus jeune âge
J'aime mon gentil patelin
Son souvenir a la flamme
Qui réchauffera mon âme
Vivent les chers Florentins

Chant scolaire vers 1930, auteur inconnu.

À vélo le long de la Semois.
À vélo le long de la Semois.Livret 2001

Chansons de la Revue 1940

Paroles de Georges Bradfer et Hector Joannes, Dramatique Saint-Éloi.

Les gars de Florenville

Sur l'air de « Les gars de la Marine »

Nous sommes les gars de Florenville
Toujours gais, toujours contents
Et partout les plus vaillants.
Ils sont connus jusqu'à la ville
Comme des compères courageux, fiers et joyeux.
Et quand la lutte est difficile
Ils se conduisent comme des preux.
Voilà les gars de Florenville
Du plus petit jusqu'au plus grand
Et du plus mince au bedonnant

Jean-Baptiste Rausch chante « À Fontainebleau dans la forêt, Berlinguinon, Berlinguinette » en s'accompagnant d'une louche et d'un couvercle.
Jean-Baptiste Rausch chante « À Fontainebleau dans la forêt, Berlinguinon, Berlinguinette » en s'accompagnant d'une louche et d'un couvercle.Livret 2001

Les pompiers

Sur l'air de « Les pompiers »

Ici, au village
On est à la page
Car il était fondé
Une compagnie de pompiers
Elle était prospère
Bien avant la guerre,
Même à Luxembourg
Enl'vait l'prix du concours.

Refrain

Nous avons bien rigolé
La fanfare a défilé
Avec nos pompom, (bis)
Avec nos pompiers.
Du Moselle, on a soiffé
Et la jeunesse a dansé
Avec nos pompom (bis)
Avec nos pompiers.

Y avait des plafonneurs,
Et des cultivateurs,
Le fontainier, l'facteur,
Et plusieurs ardoisiers couvreurs,
Dans l'pays tout entier,
On a fait tous les cafés
Avec nos pompom, (bis)
Avec nos pompiers.

Quand pendant la guerre
Des rues tout entières
Furent incendiées
Fallut laisser brûler
Mon Dieu quelle misère !
Et aux Gardes-Frontières
Presque tous nos pompiers
Étaient mobilisés

Refrain

Y a pas de quoi rigoler
L'arsenal est bien vidé
Ah ! nos pauv' pompom, (bis)
Ah ! nos pauv' pompiers !
Les tuyaux sont crevés
Les échelles enlevées
Ah ! nos pauv' pompom, (bis)
Ah ! nos pauv' pompiers !
Casques et ceinturons
Tuniques et pantalons
Enfin tout l'fourniment
A disparu en même temps
Y a pas de quoi rigoler
La pompe est dans le verger
Avec les pompom, (bis)
Avec les pommiers

La famille Rausch, pépinière de pompiers.
La famille Rausch, pépinière de pompiers.Livret 2001

Le tram

Sur l'air de « Le petit chemin de fer »

Y avait à Florenville
Un gentil petit chemin de fer
Qui allait à Sainte-Cécile
Passant par Laiche et Chassepierre
Il montait venant de la gare
Et descendait la Concille
Il n'était jamais en retard
Tell'ment il était docile
Il écrasait bien un chien
Parfois une vache mais c'n'était rien
Tchoutchoutchou (3x)
Je crois qu'il arrive avec sa locomotive
Tata (3x)
Il me semble bien l'entendre de loin.

Il faisait bien un peu peur
Car tout tremblait, même les vitrines
En passant à toute vapeur
Ou bien roulant à la benzine
Il transportait, quelle affaire !
En même temps que nos braves gens
Du bois ou des pommes de terre
Quand j'y pense, j'en suis rageant
Rends-nous vite du travail
Tram vapeur ou autorail
Tchoutchoutchou (3x)
Je crois qu'il arrive avec sa loco
Tata (3x)
Il me semble bien l'entendre de loin

Le tram.
Le tram.Livret 2001

Le jeu de la quinette

Accessoires : la quinette, un morceau de branche (coudrier) aminci aux deux bouts, et un bâton.

Principe du jeu : mettre la quinette dans le cercle et prendre la place du joueur qui s'y trouve.

On commence par tracer le cercle avec le bâton, et une ligne de départ aux joueurs. On choisit le joueur qui, le premier, ira dans le cercle, et l'ordre des joueurs sur la ligne.

Le joueur du cercle place la quinette sur le tracé du cercle, tape avec son bâton sur le bout de la quinette pour l'envoyer en l'air, avec possibilité de la projeter plus loin en la tapant en plein vol. Les autres joueurs se précipitent pour essayer de l'attraper au vol. Celui qui y réussit prend la place dans le cercle.

Si aucun n'a réussi, le premier joueur essaye d'envoyer la quinette dans le cercle à partir de l'endroit où elle est tombée. Le joueur du cercle essaye, lui, d'empêcher la quinette d'y tomber ; il s'aide de son bâton qu'il manipule de gauche à droite en mouvements rapides. Si la quinette tombe à proximité du cercle, le joueur du cercle retape sur le bout de la quinette pour l'expédier plus loin, mais il ne peut quitter le cercle : un pied doit toujours être à l'intérieur. C'est au vol que les autres joueurs doivent attraper la quinette. Le joueur qui y parvient prend place dans le cercle ; celui qui sort prend la suite de l'ordre des joueurs qui lanceront la quinette.

Le jeu se poursuit jusqu'à l'inévitable chamaille, ou un malencontreux coup de bâton, ou plus grave jusqu'à un bris de vitre.

Jeu reconstitué par Georges Bauduin, livret 2001.

Et si on y rejouait ?

La quinette ne demande qu'une branche de coudrier et un bâton. Une idée d'animation « jeux d'autrefois » pour une prochaine fête, comme en 2001. Les volontaires pour arbitrer les chamailles sont les bienvenus.